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décembre 12, 2009

[Test] Assassin’s Creed II

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Après deux ans d’attente et une patience mise à rude épreuve par tous les fans de la saga, Assassin’s Creed II nous arrive tout frais des studios d’Ubisoft Montréal déjà en charge du premier volet.

En reprenant à sa manière certains mécanismes de Prince of Persia et Tenchu, Assassin’s Creed premier du nom avait réussi à s’imposer comme une valeure sûre malgré quelques défauts récurrents avec en ligne de mire la répétitivité du titre ; nombreux sont ceux qui n’ont fini le jeu qu’après quelques mois (et j’en fais partie) et même certains joueurs qui l’ont apprécié n’ont jamais eu le courage de le terminer. C’était le gros reproche de cet opus qui vous flanquait une sacrée claque les premières heures de jeu et qui devenait diablement répétitif et lassant à la longue.

L’histoire est donc de savoir si Ubisoft a réussi à rendre sa suite plus addictive et immersive en gommant les petites imperfections de l’oeuvre originelle ou s’ils se sont simplement laissé aller à un simple copier coller du premier à la sauce renaissance…

Nous retrouvons donc notre cher Desmond accompagné de Lucy poursuivis par les hommes d’Abstergo se réfugiant dans un repaire tenu secret par la demoiselle et son équipe d’ingénieurs. Les recherches sur les templiers n’étant pas terminées, c’est dans une version améliorée de l’Animus que Desmond a rendez-vous durant la Renaissance avec un autre de ses ancêtres : Ezio Auditore. La première remarque est que les bases du scénario sont beaucoup mieux posées et ficelées qu’auparavant et l’on découvre un personnage bien différent en tous points du brave Altaïr : bagarreur, frimeur, coureur de jupon et fils à papa d’une riche famille de Florence. Ezio a un caractère bien trempé et l’histoire qui s’étale tout de même sur dix ans nous permet de suivre l’évolution d’Ezio ce qui donne déjà une tournure plus captivante qu’avant.

Après une introduction progressive, la première partie du jeu va nous permettre de comprendre ce qui va pousser ce Casanova d’Ezio à rentrer dans le cercle très fermé des Assassins. C’est d’ailleurs sur ce point où l’on sent qu’un effort considérable a été fait dans la narration de l’histoire que le jeu est beaucoup plus attrayant. Après quelques synchronisations et missions permettant d’apprendre (ou réapprendre) les principaux mouvements de notre personnage, on retrouve quelques nouveautés à l’écran; notamment une barre de recherche qui selon son intensité rendra les personnages et les gardes de la ville plus méfiants envers vous et votre seule chance de rester incognito sera de faire baisser cette jauge. Par exemple vous pourrez arracher les avis de recherche, ou bien faire taire un espion vous ayant repéré ou en ayant soudoyé les crieurs de rue avec votre… argent! Et oui maintenant l’argent ou plus précisément les florins font leur apparition dans le jeu et même si l’argent ne fait pas le bonheur, il tend à rendre le jeu bien plus sympathique grâce à son côté monétaire. En effet, plus vous aurez d’argent, plus vous aurez d’armures résistantes, d’armes tranchantes, de kits de soin et vous pourrez même vous payer le luxe de teindre vos tenues d’assassin. Cet argent vous servira aussi à engager des courtisanes ou des mercenaires pour faire diversion lors de vos missions, ce qui vous sera d’une aide précieuse tant le nombre d’ennemis a évolué depuis l’épisode précédent.

C’est également un autre des points forts du jeu. Il a gagné en diversité durant les phases d’action et surtout au niveau de l’arsenal proposé, vous permettant de vous sortir des situations les plus extrêmes grâce à quelques gadgets bien sentis comme par exemple des fumigènes, procurés par votre ami l’inventeur Leonardo da Vinci qui sera un de vos alliés les plus fidèles tout au long de l’histoire. Vous aurez le loisir de tester toutes ses inventions en lui ramenant des pages du codex dissimulées dans toute la ville (je vous conseille par ailleurs de les ramasser au fur et à mesure car elles vous seront demandées pour la dernière ligne droite du jeu).

Concernant les environnements d’Assassin’s Creed II c’est clairement du grand art, un travail fou a été fait graphiquement sur les monuments des deux villes principales que sont Florence et Venise. Les lieux sont vivants, somptueux, diversifiés et vous aurez même le loisir de pouvoir faire trempette car si Altaïr avait un peu de mal avec l’eau, Ezio n’hésitera pas à plonger dans les eaux lugubres de Venise pour échapper aux griffes de ses assaillants. Autre ajout, celui des tombeaux des Assassins au nombre de six, présents dans les lieux les plus symboliques de la renaissance qui vous conduiront à des parcours d’agilité tout droit inspirés de Prince of Persia mais qui sont un réel plaisir à effectuer et qui permettent d’alterner phases d’action et d’exploration.

On peut noter aussi que le jeu prend plus des allures de GTA (d’ailleurs le radar s’en inspire fortement). Vous avez de ce fait la possibilité d’effectuer diverses missions annexes pour de l’argent et pouvoir reconstruire le petit village fortifié familial à Monteriggioni. Cette évolution n’est pas forcément palpable mais cela démontre bien la volonté qu’ont eu les développeurs de rendre le jeu beaucoup moins linéaire. Cependant même si graphiquement le jeu est aussi joli qu’avant, on note un sérieux problème de clipping qui altère grandement le rendu du jeu ; surtout lorsqu’à 5 mètres devant vous apparait subitement un gigantesque arbre sorti de nulle part…

Autre gros coup de gueule le côté « les joueurs sont des vaches à lait » d’Ubisoft, en effet vous allez vous apercevoir que vous passerez directement de la séquence ADN 11 à la 14 et un bref message d’un ingénieur qui travaille avec Lucy vous dira brièvement que deux séquences d’ADN sont manquantes pour le moment, mais pas en février pour ceux qui voudront bien dépenser 800 points Microsoft par séquences… Pourquoi ne pas les avoir directement intégrées à la version finale? 70€ le jeu ce n’était pas assez? Enfin Ubisoft est coutumier du fait et avait même poussé le vice un peu plus loin l’an dernier en faisant payer l’épilogue de Prince of Persia

Malgré ça, Assassin’s Creed II se pose comme un incontournable et a gommé totalement les imperfections du premier volet, ce qui nous pose devant un jeu diablement addictif et varié, tant au niveau du fond que de la forme l’équipe d’Ubi Montréal a réalisé des prouesses, ce qui laisse présager une longue vie à la saga tant le Credo de l’Assassin peut être exploré dans toutes les époques possibles et inimaginables. Un Assassin’s Creed III devrait donc sûrement voir le jour avant une nouvelle génération de console, et Desmond continuera de revisiter l’histoire à travers ses ancêtres…

Les Geeks ont aimé :

  • Le scénario riche & immersif
  • Les doublages crédibles et les intonations italiennes des personnages
  • L’architecture des villes sublimes
  • Les tombeaux d’assassins
  • La customisation du personnage
  • L’ajout de l’aspect monnétaire dans le jeu

Les Geeks ont exécuté :

  • Le clipping ahurissant
  • Le côté payant des phases d’ADN 12 et 13…
  • Une fin qui divisera
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