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février 19, 2010

[Test] Bayonetta

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En ce début d’année 2010 les beat’em all fleurissent et en font voir de toutes les couleurs aux joueurs de toute la planète tandis que fanent ces pauvres Fps qui ne voient la lumière que par un salvateur Bioshock 2 dont nous découvrirons le test prochainement. Réalisé par le papa de Devil May Cry Hideki Kamiya (à vos souhaits) Bayonetta se devait de tirer son épingle du jeu dans un genre ayant le vent en poupe à l’heure actuelle. Reste à savoir si l’équipe de Paltinum Games, le tout édité par Sega, a réussi le tour de force de se démarquer d’un mythe du beat’em all comme Devil May Cry et de répondre aux attentes des joueurs…
Tout d’abord le personnage Bayonetta qui a semble-t-il quelques soucis de mémoire est une sorcière de l’umbra, clan qui affronte depuis tant d’années les sages de lumen défenseurs de la lumière; parcourt les contrées de Vigrid à la recherche de son passé. C’est d’ailleurs à peu près tout concernant le scénario qui n’est pas vraiment le point fort du soft. Bayonetta a un style à part. Déjà de part sa cause : elle lutte pour les ténèbres et pour éradiquer tous les anges qui se dresseront en travers de son chemin, la séquence d’introduction donne d’ailleurs le ton. Ensuite elle est aux antipodes du héros typique d’un beat’em all : c’est une femme fatale, extravertie au possible, terminant ses combos par des pauses très tendancieuses, insolente et à la fois attachante. Vous l’aurez compris cette sorcière a du caractère.
L’aventure décomposée en 15 chapitres vous mènera donc de Vigrid la métropole des anges située en Europe (sorte de Vatican) jusqu’aux cieux. Si au départ la ville de Vigrid ressemble fortement à celle de Devil May Cry 4 les environnements suivants sont tous plus soignés les uns que les autres. On appréciera entre autre le travail de fourmi des développeurs afin de donner du cachet au background de Bayonetta. Lors de ses missions la jolie sorcière disposera d’un arsenal de poids pour mener à bien sa quête de souvenirs. Ne disposant au départ que d’armes à feu vous aurez très vite la possibilité d’étoffer votre inventaire en rapportant des disques angéliques qui parsèmeront les niveaux au charismatique Rodin, gardien de l’enfer. Sorcière oblige, Bayonetta dispose également d’une palette de pouvoirs magiques qui iront de l’envoûtement permettant de ralentir le temps (très précieux), de combos dévastateurs et d’apothéoses gigantesques synonymes de petit QTE (Quick Time Event) démentiels. C’est également là ou la magie Bayonetta opère.  Outre la possibilité de se transformer en loup ou même en chauve-souris, Bayonetta pourra à l’aide de sa chevelure créer toute sorte de monstres maléfiques afin d’envoyer six pieds sous terre les nombreux boss qui se poseront sur son chemin. Et quel plaisir visuel de voir un gigantesque corbeau de cheveux (si si ça s’invente pas!) gober littéralement un dragon sacré tel un vulgaire ver de terre.
Les boss justement : là où le jeu concurrence certainement un « Shadow of colossus » est sur la taille démentielle de ses boss. En effet plus d’une vingtaine de Boss essaieront de vous barrer la route lors de votre périple. Bénéficiant d’un character design pas toujours inspiré il faut l’admettre, chaque combat contre un boss bénéficiera d’une mise en scène à couper le souffle et d’un dynamisme sans faille. Et c’est d’ailleurs ce qui est le plus bluffant dans ce jeu : l’animation. Les niveaux sont détaillés, somptueux, des hordes d’ennemis vous entourent, les décors se disloquent, tout ceci sans aucun ralentissement (test effectué sur Xbox 360). Les développeurs ont vu grand et il faut le saluer car ils ont pris des risques pour sortir des codes du genre. N’hésitant pas à faire combattre l’héroïne d’un toit de voiture à l’autre sur l’autoroute, de poursuivre à moto un tank, de vous crêper le chignon avec une sorcière rivale sur les ailes d’un avion en train de s’écraser ou même de vous servir d’une ogive nucléaire comme jet privé. L’équipe de Platinum Games a mis dans le mille. D’ailleurs certains remarqueront quelques clins d’oeil faits par les développeurs à Sega l’éditeur du jeu lors de certains niveaux.
Concernant le gameplay, la prise en main sera relativement simple même si le nombre de combos peut paraître limité au départ tant que l’on ne débloquera pas de nouvelles techniques. A ce sujet je vous laisserai en découvrir un peu plus sur le gameplay avec la video qui suit. Je vous déconseille cependant d’opter pour le niveau facile ou débutant car le mode automatique est vraiment beaucoup trop simplifié et enlève au plaisir de jeu. Niveau bande son le thème principal « Fly to the moon » de Frank Sinatra repris en version Pop Nippone appuie encore plus sur l’identité unique du jeu. Et pour la petite info « j’ai une culture musicale à toute épreuve, même aux pires », que vous pourrez vous vanter de connaître, ce thème est interprété par la chanteuse Hélèna Noguerra la soeur de Lio dans la B.O. du jeu. Pour finir un petit mot sur les portails d’Alfheim, véritable paradis vidéoludique où vous pourrez vous adonner à des défis similaires à ceux que l’ont peut trouver dans un Devil May Cry ou même un Ninja Gaiden.
Nouveau venu dans le genre Beat’em all et dans le catalogue SegaBayonetta réunit tous les éléments du beat’em all parfait avec son ambiance unique et son background soigné. La sorcière de l’umbra vous ensorcellera à coup sûr malgré un scénario peu accrocheur.

Les Geeks ont aimé :

  • Le gameplay intuitif
  • Les combos et les apothéoses dévastateurs
  • L’héroïne (oui; les geeks se droguent ^^)
  • L’environnement du jeu

Les Geeks ont jetté un sort :

  • Au scénario sans grand intérêt
  • A la caméra parfois capricieuse
Posted in Console, Tests

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4 Commentaires

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  • liohornet dit :

    Enorme du beau boulot… Bravo iClems, la reference a helena noguerra est le petit plus (one more thing) que les autres n’ont pas…
    Maintenant j’ai encore plus envie de le tester et ca c’est pas malin, car j’ai pas le temps ;)

  • Yobacca dit :

    Je confirme pour la caméra : trop capricieuse pendant les combats !! Mais sinon le titre est assez sympa !

  • Yobacca dit :

    a noter que le titre de la chanson est fly me to the moon. Dommage par contre que le titre soit si court

    • liohornet dit :

      C’est écrit ici Yobacca ;):
      « “Fly to the moon” de Frank Sinatra repris en version Pop Nippone … est interprété par la chanteuse Hélèna Noguerra la soeur de Lio dans la B.O. »
      Il est l’heure de faire dodo car tu oubli instantennemnt ce que tu lis ^^

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