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mars 25, 2010

[Test] Dante’s Inferno

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Dans le monde du jeu video rares sont ceux s’inspirant de la littérature mondiale. Si certains  à l’instar d’Alone in the dark s’inspirent de nouvelles, ou d’autres provenant des oeuvres de Tom clancy; peu sont ceux qui ont eu l’idée de s’inspirer d’un roman de la littérature italienne du XVème siècle. S’appuyant sur la descente aux enfers de Dante décrite dans la Divine comédie, le studio de Visceral Games (Dead Space, rien que ça) vous propose une petite descente aux enfers à travers ses neufs cercles.

De prime abord, le jeu démarre de façon assez alambiquée d’un point de vue scénaristique. On contrôle donc un Templier, Dante, durant les croisades et à son grand malheur (ou au vôtre si vous êtes émotifs) se retrouve assassiné froidement dans le dos durant la bataille (Altaïr passait par là? ^^). C’est alors qu’un combat vous oppose avec la faucheuse à l’issue duquel vous héritez de sa faux.

Voilà pour l’introduction, assez bancale il faut le reconnaître. C’est à partir de là que le jeu va prendre tout son sens. Pour punir Dante de ses péchés, la mort lui enlève sa chère et tendre Béatrice et notre héros devra donc descendre les neuf cercles de l’enfer pour retrouver sa dulcinée.

Dans Dante’s Inferno, c’est avant tout l’univers du jeu qui nous plonge totalement dans cette descente aux enfers. On remarque que chaque cercle a été travaillé minutieusement par l’équipe de Visceral Games, tant au niveau du background que de l’ambiance sonore. Certes Virgile sera votre guide tout au long de l’aventure mais ces interventions Pierre Tcherniesques ne vous seront pas d’un grand secours pour survivre en ce lieu.

Car une fois votre premier pied posé en enfer vous n’aurez que votre faux et la croix de votre bien aimée pour mener à bien votre quête.

C’est d’ailleurs sur ce principe que repose tout le gameplay du jeu. Contrairement aux Beat’em all traditionnels où vous cumulez les armes, dans Dante’s Inferno votre équipement ne bougera pas d’un iota. C’est à vous de faire évoluer votre faux et votre croix en achetant des techniques à l’aide des âmes récupérées tout au long de l’aventure. Même si le nombre de combos est assez conséquent il est clair qu’arrivé au dernier tier du jeu on se retrouve en partie lassé par leur redondance. Le vidéo-test vous en apprendra davantage sur les mécanismes du jeu.

Une des originalités du soft réside dans les absolutions ou punitions d’âmes. En clair durant votre périple vous pourrez punir ou absoudre tous vos ennemis ainsi que les âmes errantes. La magie fait également partie de ce soft et vous sera d’une grande utilité arrivé à la moitié du jeu où les ennemis deviennent plus coriaces.

Concernant le bestiaire du jeu, il est appréciable de voir que les développeurs ont innové en la matière avec certains ennemis assez pénibles à éliminer. Même si le character design des ennemis n’est pas mémorable on appréciera tout de même leur variété. Cependant le nombre de boss est assez restreint pour un beat them all. Là ou l’on aurait pensé légitimement qu’à chaque cercle de l’enfer un boss viendrait entraver votre chemin on regrettera leur petit nombre et la facilité avec laquelle l’on s’en débarrasse. Certains ennemis vous donneront plus de fil à retorde que la plupart des boss hormis peut être le boss final qui est à mes yeux le plus réussi.

A propos des graphismes le jeu se veut assez soigné, même s’il n’est pas avare en « clipping » notamment dans le cercle de la gourmandise. Par ailleurs le soft nous dévoile de sublimes cinématiques qui valent franchement le coup d’oeil et contrairement à un Metal gear solid 4 on regrettera qu’il n’y en ait pas un peu plus. Coup de chapeau à la cinématique de fin, on reste scotchés par le réalisme du personnage et la beauté d’un « certain lieu » pour ne pas trop spoiler. La plus grosse déception de ce jeu est que notre héros manque clairement de charisme malgré l’excellent doublage de Boris Rehlinger (Shepard dans Mass Effect, Colin Pharell, Jason Statham, Joaquin Phoenix, Christian Bale…). Et dans un genre où l’esthétique et le charisme du héros sont primordiaux, notre héros Dante en manque cruellement…

Pour clore ce test, ce Dante’s Inferno possède des qualités indéniables, une ambiance unique, certaines trouvailles intelligentes, un rythme soutenu et pêche surtout par quelques défauts, qui, mis bout à bout peuvent rebuter une partie des joueurs. A vous de vous faire votre propre idée de ce soft que je vous conseille malgré tout car hormis ses petits défauts j’ai pris un réel plaisir en parcourant les neufs cercles de l’enfer et c’est bien là l’essentiel.

Les Geeks ont absout :

  • Les cinématiques sublimes
  • Le background du jeu
  • Le système absolution/punition
  • L’environnement du jeu

Les Geeks ont puni :

  • Dante, le héros. Parce que la barbe de 3 jours à la soldat patriotique ne suffit pas au charisme ^^
  • Une fin en queue de poisson
  • Le faible nombre de boss
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